Bonjour tout le monde !

 

Ça fait un moment que je ne vous ai pas fait d’article et quoi de mieux que de reprendre avec une série de billets consacrés à l’élaboration de son roman ?

Peut-être connaissez-vous Save The Cat ou en avez-vous entendu parler. Les auteurs américains en sont fans et ils ne cessent de vanter les mérites de cette méthode facilitant l’écriture d’un roman.

 

Qu’est-ce que Save the Cat ?

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Alors commençons par le commencement ! Save The Cat! est à l’origine un livre de non-fiction sur l’écriture écrit par Blake Snyder, un scénariste. À la base, Save The Cat a été écrit pour des scénaristes et écrivains produisant de la fiction pour le petit ou grand écran, mais cet ouvrage a très rapidement conquis le cœur des écrivains de romans. Pourquoi ? C’est bien simple, Blake Snyder propose une méthode, un ensemble de points importants à aborder dans son roman pour que l’histoire fonctionne. Une sorte de recette pour que votre histoire prenne.

 

Ça faisait des années que j’entendais parler de cet ouvrage qui semblait faire des merveilles pour de nombreux auteurs, mais après l’avoir acheté, j’avoue ne pas avoir pris le temps de m’y plonger. Donc quand j’ai vu que sortait une nouvelle version revue pour convenir spécifiquement aux auteurs de romans, j’ai craqué 😉 Je l’ai acheté, lu et je peux donc vous faire part de mes impressions un peu plus tard dans cette série d’articles. Pour le moment, attardons-nous sur la méthode en elle-même.

 

La méthode Save the Cat

 

Pour le coup, la méthode est basique (comme toutes les méthodes d’écriture vraiment, il suffit simplement de s’y mettre – à bas la procrastination), mais son avantage est qu’elle résume vos tâches à accomplir à 15 beats (à comprendre des éléments précis, des points particuliers) que votre histoire doit comporter pour être réussie.

Dans Save The Cat! Writes a Novel de Jessica Brody, l’ouvrage est écrit de façon à parler aux écrivains de fiction littéraire se plongeant dans l’écriture de leur roman. Chaque beat est présentée en détail et l’auteur présente de nombreux exemples permettant de bien comprendre de quoi il en retourne.

Je vous propose ici de découvrir cette méthode en vous partageant le contenu résumé de l’ouvrage. J’espère que cela pourra vous aider dans la rédaction de votre roman 😊

 

Petite précision : à qui s’adresse cette méthode ?

 

Les auteurs écrivant un roman, leur premier ou leur centième, peu importe ! Je vous préviens, cette méthode est plus simple à aborder quand on aime planifier ses romans (et ne pas simplement écrire sans trop savoir où on va), mais elle n’est pas exclusivement réservée aux plotters. Si elle n’est pas utilisée avant la rédaction de votre roman, vous pouvez toutefois l’utiliser pour corriger vos écrits et vous assurer que la structure de votre histoire tient la route.

Je vais donc vous rédiger plusieurs articles sur le sujet dont je mettrais les liens ci-dessous. Si vous souhaitez écrire un roman et enfin rédiger le livre dont vous rêvez, ces derniers pourront vous aider 😉

Ecrire un roman avec la méthode Save The Cat ! Writes a Novel

 

Première étape – Créer un héros digne de votre histoire

 

La première chose à faire quand on suit la méthode Save The Cat!, c’est de trouver quel personnage mérite d’avoir son histoire racontée. Je sais, je sais, vous vous dites qu’ils ont tous leur petit quelque chose et qu’ils sont un peu tous les héros, mais gardons les pieds sur terre : tous les personnages ne font pas de bons héros. Je vous parle ici de trouver le personnage qui apportera le plus à votre histoire, en fera une aventure digne d’être lu par vos lecteurs.

Il peut arriver parfois qu’on se trompe de héros, réfléchissez donc à qui est la meilleure personne digne de porter votre histoire. Peut-être n’est-ce pas l’héroïne pas si passionnante que ça, mais bien le bad boy qu’elle rencontre et qui, lui, a deux ou trois choses palpitantes à raconter. Un personnage avec des défauts sera toujours plus intéressant à suivre qu’une ‘Mary Sue’, un personnage fade et parfait sous toutes les coutures qui ne divertira personne.

Jessica Brody nous raconte donc que pour avoir un bon héros, il faut lui donner :

  • Un problème (ou un défaut sur lequel il va devoir travailler)
  • Un désir (ou un objectif qu’il va vouloir atteindre)
  • Un besoin (ou une leçon de vie qu’il va devoir apprendre)

 

Avec ces trois éléments, votre personnage passera de plat et fade à tridimensionnel. Personnellement, je considère toujours mes personnages comme de véritables êtres humains (oui, oui, c’est bizarre, pas de doute), du coup j’ai toujours eu ce réflexe de vouloir les comprendre et savoir exactement pourquoi ils faisaient ce qu’ils faisaient. Toutefois, il peut arriver qu’un personnage prenne un chemin qui nous laisse bloqué à un moment de l’histoire. Toujours garder à l’esprit ce qu’il veut, ce dont il a réellement besoin et ce qui lui fait obstacle reste la solution numéro un à tous mes problèmes d’écriture.

Essayez de toujours, toujours, garder à l’esprit quel est le but de votre personnage. Que veut-il exactement ? Cette question vous aidera à comprendre ses réactions, et si vous bloquez dans l’écriture, ça vous aidera à avancer en imaginant une réaction logique de la part de votre héros.

 

À noter ici que ces trois éléments sur lesquels se base la construction de votre héros peuvent s’opposer, c’est ce qui rend le héros imparfait et digne d’intérêt pour le lecteur.

 

N’oubliez pas que le désir d’un personnage peut évoluer au fil du roman ! Votre personnage change et se transforme au fil de l’histoire, il est normal que ses envies, ses désirs et objectifs changent eux aussi. Et tous les personnages ne finissent pas forcément par obtenir ce qu’ils désirent ou par atteindre leur objectif, c’est comme dans la vie (des vrais humains je vous dis !!).

 

Au-delà du problème que le héros va devoir résoudre et de ses envies qu’il va chercher à assouvir, le troisième point est pour moi le plus important : le besoin. De quoi a réellement besoin votre personnage ? La réponse n’est pas quelque chose de simple comme de l’argent parce que ce dernier est endetté, il s’agit ici du réel besoin interne et profond de votre personnage, de quel changement radical a-t-il besoin ? Bien souvent, on pense avoir besoin de quelque chose, mais on se trompe totalement, nos personnages sont comme nous, ils avancent avec des œillères et c’est notre rôle en tant qu’écrivain de les leur enlever au moment opportun (et boum, plot twist !).

 

Chaque besoin découle du véritable problème de votre personnage. C’est l’éclat de verre dans son petit cœur qui l’a façonné tel qu’il est et a fait de lui un personnage imparfait. Il est méchant et agressif ? Son véritable problème vient surement du fait qu’il ait été battu ou encore harcelé à l’école quand il était petit. On lui a fait du mal et il s’est renfermé dans sa coquille… Cet exemple fait un peu psychologue de salon, mais vous voyez l’idée.

 

En gros, nous explique Jessica Brody, ce que veut notre personnage représente l’histoire A dans notre roman tandis que son besoin représente l’histoire B. L’histoire A est la promesse de votre livre, le synopsis, la quête pour aller sauver le papillon enfermé ou l’enquête pour savoir qui a volé le vase, tandis que l’histoire B est l’histoire interne de votre personnage, sa progression pour remplir ce besoin. L’histoire B est le fond de votre roman, il doit être ce dont il est réellement question dans votre livre. Le roman n’est pas tant à propos de la quête pour sauver le papillon, mais bien la transformation du personnage qui se rend compte qu’en fait il a besoin liberté, de prendre son envol et de quitter son job dans la serre aux papillons. J’arrête avec les papillons, promis, mais vous voyez l’idée.

 

Souvent, le besoin est une leçon de vie que le personnage doit apprendre. C’est très bateau comme idée, mais honnêtement, ça a du sens. Dans Save The Cat ! Writes a Novel, les leçons de vie que peut apprendre le héros sont présentées au nombre de 10 :

  • Le pardon : à soi-même ou aux autres
  • L’amour : de soi, familial, romantique
  • L’acceptation : de soi, des circonstances, de la réalité
  • La foi : en soi-même, en les autres, en l’humanité, en Dieu
  • La peur : la dépasser, la battre, trouver du courage
  • La confiance : en soi, en les autres, en l’inconnu
  • La survie : comprend l’envie de vivre
  • L’abnégation : comprend le sacrifice, l’altruisme, l’héroïsme et dépasser l’avidité
  • La responsabilité : comprend le devoir, se mobiliser pour une cause, accepter sa propre destinée
  • La rédemption : comprend le repentir, accepter la faute, le remord et le salut

Il semble que dans chaque roman de fiction, le héros a un but ou un besoin profond appartenant à l’une de ces catégories.

 

Pour conclure cette première étape, il est donc important de bien comprendre qui est votre héros. Comprenez-le et vous comprendrez votre histoire vous permettant ainsi de pouvoir l’écrire en étant certain qu’elle tient la route. C’est le but ultime, non ?

 

La semaine prochaine, je détaillerai pour vous la feuille de route Save The Cat !

Cet article est déjà bien long et ce livre d’écriture est trop complexe et efficace pour que je vous en bâcle la méthode. Après cette première étape, vous avez déjà un héros bien formé qui vous permettra de construire votre roman sur une base solide.

En attendant, si vous parlez anglais, je vous conseille fortement de vous renseigner sur cet ouvrage qui n’existe malheureusement pas en français.

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Très belle journée à toutes et à tous!