Scrivener, l’outil indispensable des auteurs (dés)organisés

Il y a quelques mois (6 pour être exact), j’ai découvert l’existence de Scrivener par le biais de multiples articles postés sur le net. Sans être forcément à la recherche d’un logiciel qui me permettrait de segmenter l’intégralité de l’écriture d’un roman, je cherchais un outil qui me faciliterait la vie.

Quand j’ai écrit D’Or et de Glace, je l’ai fait de la façon la plus simple qui soit : j’ai ouvert un document Word et j’ai écrit de bout en bout. Et ça s’est très bien passé. Le premier roman que j’ai écrit (toujours non publié à ce jour), je l’avais également écrit du début à la fin dans un simple document de traitement de texte sans avoir rencontré aucun problème, du moins jusqu’à la phase de relecture et correction. C’est en me renseignant sur l’auto-édition et les auteurs qui faisaient cette démarche que j’ai entendu parler de Scrivener. J’avais beau avoir gagné le NaNoWriMo 2016 offrant une réduction pour acheter le logiciel, je n’y avais jamais vraiment fait attention. Au fur et à mesure de mes tribulations sur internet en quête d’améliorations à adapter à ma vie d’écrivain, je me suis rendue à l’évidence qu’un logiciel qui aide à tout planifier dans les détails, c’est quand même vachement pratique.

Pour tout vous dire, j’avais déjà planifié quelques années auparavant un roman de fantasy (mon projet d’écriture actuel) dans un logiciel répondant au doux nom de WriteNow. Mais n’étant pas maintenu à jour, ce dernier est vite devenu obsolète et je n’ai pas cherché d’alternative.

Donc, Scrivener, qu’est-ce que c’est ?

Scrivener est un logiciel d’écriture mis au point par Littérature and Latte. Grâce à une interface simple et segmentée, il permet de gérer un projet d’écriture d’un bout à l’autre. C’est avant tout un outil de planification : il permet entre autres de diviser son roman en autant de parties que nécessaire, puis en chapitres et en scènes.

Des fiches particulières sont également disponibles, ainsi, il est facile de remplir des fiches dédiées à chacun de ses personnages ou encore à chacun des lieux présents dans votre roman.

Le véritable avantage de Scrivener, c’est que c’est vous qui décidez d’en faire ce que vous voulez : il s’adapte à vos besoins. Vous avez besoin d’ajouter une catégorie spéciale monstres ? Il vous suffit d’ajouter un dossier, de le renommer et de réaliser des fiches pour chacun de vos monstres. Mention spéciale au dashboard à l’aspect tableau de liège qui permet une véritable vision d’ensemble.

De base, quand vous choisissez de vous lancer dans un nouveau projet de roman, l’interface vous créer différents dossiers :

  • Le dossier « roman » : c’est l’endroit où vous allez créer vos sous-dossiers « chapitres » ainsi que vos scènes
  • Le dossier « Personnages » où vous allez pouvoir enregistrer les fiches de vos personnages
  • Le dossier « Lieux » où vous allez pouvoir y décrire vos royaumes/pays/villes/planètes, etc. Petit conseil : je vous conseille de réaliser des fiches de lieux même s’il s’agit d’endroits « réels ». Pouvoir avoir une fiche recensant tous les détails liés à un même lieu est bien souvent un très grand avantage !
  • Le dossier « Recherche » où vous pouvez retrouver des exemples de formatages qui peuvent vous intéresser pour votre manuscrit.
  • Le dossier « couverture » : ce dernier compte en général 3 formats (manuscrit, format broché et ebook) et peut devenir utile notamment au moment d’exporter votre manuscrit et d’en faire la mise en page.
  • Le dossier « Fiches Template » où vous pouvez retrouver vos Templates pour vos différentes catégories (lieux, personnages, cultures, mondes, etc.)

Personnellement, je ne fais pas ma mise en page avec Scrivener, car je préfère travailler sous Word pour cet objet, mais je sais que les fonctions existent sous Scrivener et peut-être bien qu’un jour j’y viendrai, qui sais 😊

J’aime en revanche me créer de nombreuses catégories telles que « Idées » ou encore « Notes » qui peuvent me permettre de garder toutes mes idées à porter de clic.

Bon, OK, c’est sympa tout ça, mais en quoi ça change la vie ?

Et bien pour ma part, ça a radicalement changé ma façon d’écrire. J’ai développé cette année une réelle inclination pour la planification (moi qui n’ai jamais fait de plan pour mes dissertations de philo au lycée et à la fac, qui l’eut cru…) et de ce fait, pouvoir tout ranger dans des cases me permet de laisser une plus grande place à la créativité : une fois que mon plan global et les détails de mes scènes sont écrits, je sais où je vais et je peux écrire en toute sérénité.

 

Comment ça marche ?

Vous créez un roman, puis un dossier chapitre dans lequel vous allez mettre autant de scènes que nécessaires. Grâce à diverses fonctionnalités, vous allez pouvoir choisir une icône particulière pour les scènes, les chapitres et toutes vos autres catégories, gardant le tout très organisé. Le vrai avantage de Scrivener est également (pour moi), la fonction inspecteur qui apparaît en un bandeau sur la droite de l’écran et vous affiche le synopsis de la scène que vous avez renseigné ainsi que les notes globales s’il y en a. Si vous n’êtes pas du genre à vouloir voir apparaître plein de choses lorsque vous écrivez, pas de panique, vous avez l’option « plein écran » qui vous permet de ne laisser que le traitement de texte apparent, toute autre distraction s’effaçant dès lors de votre champ de vision.

Si vous êtes comme moi et que vous marchez à l’objectif, je vous conseille de définir pour chaque scène une cible de mots (en cliquant sur la petite cible dans la barre inférieure). Ainsi, vous pourrez voir apparaître dans la barre du bas une barre de progression en couleur qui deviendra verte lorsque votre objectif de mots à écrire sera atteint.

 

Mon avis :

J’adore Scrivener. Depuis que je l’ai découvert, je suis beaucoup plus productive. Je suis plus ordonnée et mon histoire suit un fil clair et précis tout le long de l’écriture. C’est également le meilleur moyen que j’ai trouvé pour éviter les problèmes d’intrigue qui peuvent faire perdre de très longues heures quand vient le moment de la relecture et de la correction d’un manuscrit.

J’ai cependant remarqué que, contrairement à ce que je ferais si j’écrivais directement sous Word, j’ai tendance à m’arrêter d’écrire à la fin d’une scène uniquement sous prétexte que « j’ai bien travaillé ». Je sais pertinemment que si je n’utilisais pas ce mécanisme du scène par scène, je n’hésiterais pas à commencer une scène et à m’interrompre dans son écriture en plein milieu. Quelque part, Scrivener m’oblige à être complète et là où c’est un avantage, ça peut également être un inconvénient si je cède à un sentiment momentané de « j’ai pas envie d’écrire » ou « je le ferais plus tard ».

 

J’espère que ce petit tour d’horizon de Scrivener vous aura convaincu. N’hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous l’utilisez et/ou si vous l’appréciez. Comme je l’ai dit, il a changé ma vision de l’écriture en me permettant d’être plus ordonnée. Il existe un très grand nombre de tutoriels sur internet ainsi que sur YouTube si vous souhaitez en apprendre plus sur ce logiciel avant de considérer passer à la caisse.

Pour info, il est disponible à 45$ (et moins cher pour les étudiants) sur ordinateur (Mac et Windows) ainsi que pour smartphone (IOS. Une version d’essai gratuite est également disponible sur le site internet pour vous permettre de tester si vous le souhaitez 😉

Passez de Joyeuses Fêtes de fin d’années !

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