Quand on décide d’écrire un livre, de nombreux points peuvent poser problème. On ne sait pas forcément comment élaborer notre histoire, on hésite sur le format que doit prendre cette dernière ou encore à quel point nous devons donner corps à nos personnages. Mais s’il y a bien une chose à laquelle nous ne pensons pas tout de suite et qui, pourtant, peut nous porter préjudice, c’est bien l’orthographe.

Que les choses soient claires, être un expert en orthographe ou en grammaire ne fait pas de vous un écrivain tout comme être une buse dans ces matières ne signifie pas que vous n’avez aucun talent d’auteur (et heureusement !). Il faut simplement se rendre à l’évidence: lorsqu’on écrit, on commet tous des erreurs, mais limiter la casse lors de la phase d’écriture offre une approche plus facile de la révision et de la correction.

 

Dans cet article, je reviens avec vous sur 10 points d’orthographes que je considère comme étant les plus communes. Prêt(e)?  C’est parti !

 

Ceux qui se ressemblent, mais sont si différents

Ces dernières sont des erreurs que nous avons tous commises à un moment ou à un autre. Elles font partie des plus courantes notamment, car leur prononciation est exactement la même.

 

1. a ou à

Qui n’a jamais oublié l’accent grave sur le « a » dans sa vie ? Personnellement, je peux vous dire que je me souviens très bien de mon prof de français qui me harcelait parce que je les oubliais trop souvent. Je connaissais la règle, bien sûr, mais je ne prenais juste pas la peine de mettre l’accent. Depuis, j’ai bien changé et c’est l’un des points sur lesquels j’ouvre l’œil lorsque je corrige mes textes.

La différence entre « a » et « à » est en réalité très simple. Le « a » sans accent est une forme du verbe avoir tandis que le « à » avec accent est une préposition. L’astuce pour ne plus jamais faire l’erreur est de remplacer le « a » par avait. Si la phrase perd tout son sens, c’est que c’est le « à » qui doit être utilisé.

 

2. ou et où

Celle-ci, je la considère plus comme une faute d’inattention et d’oubli.  Si elle reste répandue, c’est surtout car nous avons clairement la flemme d’utiliser cette touche-ci de notre clavier, soyons honnêtes 😊.

Pour rappel (parce qu’on est là pour ça quand même aujourd’hui), quand on écrit « ou » sans accent on peut le remplacer par « ou bien ». Si l’on ne peut pas, alors il faut employer « où » avec l’accent grave. Quand il est précédé de « d’ », « où » est toujours de mise. Vous ne verrez jamais « d’ou », mais toujours « d’où ».

 

3. ce et se // c’est et s’est

Cette faute est commune lorsque l’on écrit vite. Sans le vouloir, notre cerveau va à l’essentiel et transcrit ce que nous formulons dans notre tête, mais n’emploie pas toujours le bon mot.

Alors que « se » est un pronom personnel, « ce » est soit un déterminant soit un pronom démonstratif. En gros, « se » sera toujours dépendant d’un verbe tandis que « ce » fait référence à un nom.  Une astuce pour choisir entre les deux si le doute persiste est d’essayer de remplacer le mot par « me » en conjuguant le verbe à la première personne du singulier. Si cela marche, dans ce cas « se » est le mot à employer.

Même combat pour « c’est » et « s’est ». S’il est possible de faire le remplacement par « m’ » en conjuguant le verbe à la première personne du singulier, alors c’est le « s’ » qui est de mise, sinon, c’est le « c’ ».

 

Ex : il « se » dépêche de cuisiner.                             //            « Ce » n’est pas par là.

  • Je me dépêche de cuisiner. // Je me suis pas par là.

 

4. ces et ses

Pour ce qui est de « ces » et « ses », deux mots prononcés comme « c’est » et « s’est », la différence réside dans leur nature. « Ces » est un déterminant démonstratif tandis que « ses » est un déterminant possessif. En clair, on utilise « ses » quand on veut indiquer l’appartenance à quelqu’un ou quelque chose.

 

5. leur et leur(s)

Cette faute, je dois avouer que je l’ai faite pendant des années (et pour être honnête, elle m’échappe encore par moment). Je ne sais pas pourquoi, mais je continue à mettre des « s » à leur parfois sans raisons et ce n’est qu’au moment de la correction que je soupire en secouant la tête.

La règle est pourtant très simple : si l’on peut remplacer « leur » par « lui », alors ce dernier ne prend jamais de « s ». Quand cela ne marche pas, alors « leur » s’accorde en genre et en nombre. Rien de plus simple, mais il y a toutefois un petit truc en plus (sinon ce ne serait pas drôle).

Quand on ne peut pas remplacer « leur » par lui, alors on doit bien définir le nombre du nom.

Ex : Ils écrivent leurs livres                          //                           Ils écrivent leur livre.

Dans la première proposition, « leurs livres » signifie que « ils » (ceux qui écrivent) écrivent chacun plusieurs livres. Dans la seconde proposition en revanche, « ils » ont décidé de plancher chacun sur un seul livre.

Petit côté fun de la langue française, la deuxième proposition peut également indiquer qu’« ils » écrivent ensemble un seul et unique livre. Pour être sûr du sens, dans ce cas, il faut se reporter au contexte qui sera le seul à pouvoir apporter de la clarté au propos 😉

 

La conjugaison en goguette

Ah, la conjugaison. Qu’on l’aime ou qu’on la déteste, elle fera toujours partie de notre vie. Perso, je ne suis pas une grande fan, mais il se trouve que quand on aime écrire maitriser la conjugaison est un must.

 

6. é ou er

Telle est la question. En vérité, la réponse est très simple : « er » indique un infinitif tandis que « é » indique un verbe conjugué. Ce n’est pas sorcier, mais la difficulté réside (encore une fois) dans le fait que les deux terminaisons soient prononcées exactement pareil.

Si vous n’êtes pas sûr de vous au moment d’employer l’un ou l’autre, sachez que l’on écrit « é » lorsque l’on peut remplacer le verbe par « fait » tandis que l’on écrit « er » lorsque l’on peut remplacer le verbe par « faire » ou par « prendre ». C’est facile, ça marche à tous les coups.

 

7. accord et participe passé avec « avoir »

Celui-là, les amis, est mon némésis. Je pense qu’il me hait autant que je le hais. Depuis que je suis petite, j’ai toujours eu du mal à accorder après le verbe « avoir ». Je pense que ça vient de mes cours de français, la leçon n’avait pas dû m’intéresser ou quelque chose dans ce gout-là parce que pendant des années j’ai fait la faute et je dois bien avouer que je la fais encore par moment (faute avouée à moitié pardonnée non ?).

Aujourd’hui, ça va beaucoup mieux, mais j’ai dû relire les règles d’accord (j’avais tendance à vouloir toujours accorder avec le sujet, c’était comme un réflexe !).

Voici la règle (pourtant pas si compliquée que ça) : Le participe passé utilisé avec « avoir » ne s’accorde jamais avec le sujet du verbe.

Il ne s’accorde avec le complément d’objet direct (COD) du verbe que si ce dernier est placé avant le participe passé.

À noter : pas de COD = pas d’accord.

Pour repérer un COD on se pose les bonnes questions : Quoi ? et Qui ?.

 

8. ai ou ais

Ne pas réussir à choisir entre le conditionnel et le futur est un classique. Ainsi, on écrit « ai » à la première personne du singulier quand le temps est le futur et « ais » quand on parle au conditionnel.  Encore une fois, la difficulté vient de la prononciation identique des deux terminaisons et de leur indication du futur. Donc, en plus de se ressembler, elles expriment des idées assez proches (youpii des difficultés en plus).

L’astuce que j’ai retenue pour ne plus faire l’erreur, c’est de changer la personne. Ainsi, en passant à la deuxième personne du singulier, on voit tout de suite la différence.

Ex :         Futur                                     J’écrirai                                 -> Tu écriras

Conditionnel                      J’écrirais                              -> Tu écrirais

À garder en tête : les « si » n’aiment pas les « rais » 😊

 

Les agaçants

Ceux-là ne sont pas difficiles, mais qu’est-ce qu’ils peuvent nous agacer !

 

9. les chiffres

Les nombres sont invariables sauf « vingt » et « cent ». Lorsqu’ils sont multipliés et qu’ils ne sont pas suivis d’un autre chiffre, ils prennent un « s ». Facile me direz-vous ? Oui, mais ça n’empêche pas les fautes.

À noter que « million » et « milliard » s’accordent comme des noms.

Ex : un million -> quatre-vingts millions                 //            un milliard -> vingt-six milliards

 

10. censé ou sensé ?

Tandis que « sensé » est à lier à ce qui « a du sens », « censé » est celui qui signifie « supposé ».

Ex :         J’étais censé aller chez le fleuriste.          //            C’est quelqu’un de sensé.

Pas de grosse difficulté ici, il suffit de garder à l’esprit que dans « sensé » il y a le mot « sens », mais je tenais tout de même à le mentionner, car c’est une faute courante que l’on voit souvent et sur laquelle on peut être amener à réfléchir en phase de correction.

 

 

J’espère que revenir sur ces erreurs les plus communes aura pu vous aider, ou, au mieux, vous rafraichir la mémoire 😊

Quand on décide de corriger un roman, je pense qu’il est réaliste de dire que la correction demande un sacré boulot et c’est bien normal. Très bientôt, je vous parlerai de mon logiciel favori pour corriger vos textes.

En attendant, n’hésitez pas à partager en commentaire vos propres petites astuces pour éviter les erreurs.